01.08.2025

Bpifrance Big média – Gorille Cycles : la marque landaise qui bouscule les codes de la mobilité douce

Bpifrance Big média – Gorille Cycles : la marque landaise qui bouscule les codes de la mobilité douce Gorille Cycles

À l’occasion de nos 10 ans, Bpifrance Big média revient sur notre histoire : nos débuts dans les Landes, notre approche de l’innovation, nos gammes, notre ancrage local et notre vision de la mobilité douce.

Article tiré de Bpifrance Big média – publié le 1er août 2025

Au cœur des Landes, Gorilles Cycles conçoit des vélos électriques dit « fatbikes », reconnaissables notamment à leurs pneus épais. Cet acteur de la mobilité écoresponsable, qui vient de fêter ses 10 ans, mise sur l’innovation et la force de sa communauté pour continuer de progresser.

Il y a comme un air de Californie sur les routes landaises : une vibe apportée par des cyclistes en fatbike. Entendez par là un vélo aux pneus très épais, doté d’un guidon écarté, d’une assise confortable et d’une assistance électrique. C’est la nouvelle tendance des pistes cyclables. Et à Hossegor (Landes), une TPE de 10 salariés s’est affirmée comme le porte-étendard de ces vélos originaux : Gorille Cycles. Un nom évocateur « de nature et de robustesse », selon les dires de Christophe Yvars, le fondateur de cette marque. « Et le premier vélo que j’ai conçu était comme le primate : noir et large », mentionne-t-il.

En effet, cet ancien ingénieur dans l’automobile, spécialiste notamment de la construction de moteurs, a puisé dans son expérience pour imaginer son tout premier modèle en 2015 et répondre ainsi à son besoin : « Je voulais un vélo aussi bien pour aller au bureau que pour mes escapades du week-end. Les fatbikes ont cet avantage de pouvoir rouler sur le sable, précise le natif des Landes. Alors je me le suis fabriqué. » Il contacte des fournisseurs de pièces (roues, batterie, cadre, moteur, etc.) et assemble le tout de lui-même, dans son salon. Pour rentabiliser les frais de commande, il décide de produire cinq vélos supplémentaires… qu’il revend en à peine 10 jours. Gorille Cycles était né.

Une gamme de vélos variés

Dix ans plus tard, l’entreprise produit 1 500 vélos par an environ, depuis son atelier de 3 000 m2 à Hossegor. Le principe est toujours le même : elle commande des pièces et compose les vélos. Mais la gamme s’est agrandie : « Kong », « Cargorille », « Lady gorille », « Bambino », etc. Chaque engin répond à une catégorie de population aux attentes spécifiques. « En fonction du modèle, l’assemblage final représentera les 40 derniers % du vélo, ou sa totalité. Pour les plus gros flux, certains sous-ensembles arrivent déjà assemblés, nous y ajoutons alors des composants comme les batteries. Pour nos modèles haut de gamme, nous avons commencé à concevoir nos propres pièces. Depuis le début de Gorille Cycles, nous essayons chaque année de rapatrier de plus en plus de savoir-faire en France ou en Europe », développe Christophe Yvars.

Ce dernier se consacre actuellement à un modèle encore plus original et premium : cadre composé à moitié d’aluminium recyclé et à moitié de bois (issu de forêts gérées durablement), moteur français conçu en partenariat avec Valeo, boite de vitesse intégrée, batterie française, sellerie en liège. « Pour les produits tels que les jantes et les pneus, nous sommes en pourparlers avec un potentiel partenaire qui nous permettrait de les faire fabriquer en France, indique l’entrepreneur. Ce sera un vélo à la fois très esthétique et innovant notamment dans sa conception. Ce modèle est là pour coiffer la gamme, nous voulons permettre à des acteurs français d’y mettre tout leur savoir-faire. »

Faire vivre sa communauté

Gorille Cycles consacre ce temps de R&D entre les mois de novembre et de février. « Il y a une grosse saisonnalité dans notre business, essentiellement liée au climat, confirme Christophe Yvars. Aussi, l’hiver est la période où nous avons le temps de travailler sur les utilisations, de développer de nouveaux concepts. De plus, nous avons aussi un effet accélérateur qui est le déplacement de beaucoup de monde vers les Landes en période estivale. »

Gorille Cycles vend à 80 % en BtoC, directement depuis son show-room (les 20 % restants étant réalisés auprès de loueurs) ou son site Internet. Elle réalise environ 10 % de son chiffre d’affaires à l’international, étant présente dans 9 pays (Allemagne, Royaume-Uni, Bénélux, etc.) Et nombreux sont en effet les vacanciers à tester un modèle durant leur séjour, et à vouloir le commander sur Internet une fois rentrés. Pour eux, la TPE supervise tout de la commande au service après-vente, en passant par l’envoi. Pour le fondateur, acquérir un vélo Gorille Cycles, c’est avant tout « entrer dans une grande famille » : la communauté est clé. « Nous avons un accès direct au client. Cela nous permet de réagir vite en cas de problème avec un vélo et d’apprendre tous les jours. Ça nous permet aussi de sortir des modèles qui plaisent à la communauté, plutôt que de sortir quelque chose qui nous plaît à nous et pas au client », poursuit Christophe Yvars.

La cerise sur le guidon ? L’engagement fort de l’entreprise qui tient à avoir un impact tant environnemental que sociétal. Déjà pour rendre hommage à son animal totem, Gorille Cycles reverse 20 euros pour chaque vélo vendu à l’association Gorilla, et ce depuis sa création. De plus, chaque année, elle choisit de soutenir une association particulière : aide aux enfants hospitalisés, soutien des malades du cancer… Elle met en vente des tee-shirts : en l’acquérant, les clients gagnent le droit de participer à un tirage au sort pour remporter un vélo Gorille Cycles. « Ces actions nous permettent d’avoir un impact positif : nous ne sommes pas que des vendeurs de vélos ! », réagit Christophe Yvars. Et comment ce dernier envisage-t-il le futur de Gorille Cycles ? En misant sur une croissance raisonnée, toujours avec le soutien de sa communauté. « Nous avons connu une croissance très forte au moment du Covid mais, depuis, le marché du cycle se replie. Nous avons réussi à nous stabiliser. Aussi, nous ne prévoyons pas d’ouvrir de nouvelles boutiques, mais de travailler sur nos vélos pour qu’ils soient de plus en plus avant-gardistes, avec un niveau de marge maitrisé », annonce-t-il. Sa force ? Evoluer sur un segment de niche où la concurrence est moindre, tout s’affirmant comme un acteur de choix de la mobilité écoresponsable.

Lire l’article original sur le site de Bpifrance